Comment je sais que je suis dans la conscience ?


Lorsque l’on commence un processus de connaissance de soi, c’est que l’on souhaite mettre davantage de conscience dans sa vie. La conscience a cela d’intéressant qu’elle nous met dans un espace de légèreté vis-à-vis de soi-même et de son existence. Fini les jugements et les points de vue limitants ! Mais pour en arriver là, ce n’est pas toujours simple. Il suffit que notre mental soit alimenté de croyances comme « je ne peux pas changer ma nature, je suis fait comme ça », ou encore, « ça fait tellement d’années que je fonctionne de cette manière que je ne pourrai rien changer », et voilà que nous perdons espoir pour vivre de nouvelles possibilités.

Être dans la conscience a cela d’intéressant qu’elle ne fige rien. Tout peut être revisité, y compris la manière dont nous nous comportons, dont nous réfléchissons, dont nous envisageons notre avenir.

La conscience, en sophrologie, a plusieurs définitions. Tout d’abord, elle est connaissance. C’est une grande différence d’avec le jugement. La connaissance s’obtient par l’observation simple de ce qui est, que ce soit en nous ou autour de nous, alors que le jugement nous fige dans des idées préconçues, qu’ils soient positifs ou négatifs. A partir de cette observation, nous apprécions juste si c’est sympa ou pas, si c’est bon ou pas, ou constatons que c’est un choix. Intérieurement, nous vivons une sensation de paix et de sérénité. L’énervement, l’irritation ou la colère nous disent qu’il y a quelque chose contre lequel nous réagissons. Si nous réagissons, c’est que nous avons porté un jugement quelque part. Alors, il est bien sûr important d’observer ses réactions pour les transformer en une énergie d’action plutôt que de réaction. Cela va tout changer dans nos relations.

La conscience, c’est aussi l’énergie qui nous constitue. Elle peut être considérée comme un flux d’informations que nous pouvons mobiliser dans nos actions. La conscience nous pousse à l’action, en passant par le choix. En percevant l’énergie qui se place dans une situation, à savoir si elle est légère ou lourde, nous choisissons ce qui nous porte vers le meilleur. Nous apprenons à être dans la conscience de cette énergie et nous l’utilisons. Pas d’inquiétude à avoir sur les choix qui sont faits. Car nous pouvons refaire des choix toutes les 10 minutes si nous le souhaitons. Il est préférable de faire un choix plutôt que de rester, comme on dit, « le cul assis entre deux chaises ». Car à ce moment-là, l’énergie se fige et créée du désagrément, de la frustration ou de la colère. Dans la conscience, nous sommes capables de faire autant de choix que nous le souhaitons, et capables aussi de les revisiter s’ils ne nous conviennent plus, avec aisance et facilité.

Enfin, la conscience, c’est l’état d’esprit dans lequel nous abordons notre quotidien. En réalité, la conscience n’a aucun besoin d’être attachée à quoi que ce soit. C’est la liberté totale, offrant toutes les possibilités qui nous plairait de vivre. Cette liberté totale fait qu’on ne s’en fait plus. Plus d’anxiété, plus d’angoisse, parce que l’on sait… que tout est possible ! Qui dit liberté totale, dit aussi respect. Il ne s’agit pas ici de faire tout et n’importe quoi à son détriment ou au détriment de l’autre. Car dans la conscience, il y a une vraie bienveillance.

La conscience nous relie à notre intuition. Se laisser guider par elle nous assure toujours du meilleur. Elle fait que nous restons dans le mouvement de la vie, pour nous en offrir ses cadeaux. Elle nous surprend comme nous fait rire. Quand la joie devient l’état d’être principal dans notre vie, cela nous fait dire que nous sommes dans la conscience.

Faciliter la Conscience… Quézaco ?

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Peut-être certains d’entre vous pourraient se poser la question de ce que sous-entend cette expression… Faciliter la Conscience ?

En tant que Sophrologue, voici ce que je vous dirais…

La conscience en sophrologie, est définie selon plusieurs aspects. Elle peut d’abord être vue comme une possibilité d’observer sa réalité objective, à savoir ce qui se vit vraiment et non pas l’idée que l’on peut se faire de sa réalité, qui nous emporte souvent vers du mensonge ou de l’illusion. Nous pouvons apprendre à développer notre capacité à nous observer nous-même. Comment sommes-nous conscients de nos pensées, de nos émotions, de notre corps dans sa profondeur ? Que savons-nous de nos modèles de fonctionnements biologiques, émotionnels ou psychiques ? Que connaissons-nous vraiment de ce que nous sommes ? En avons-nous une idée réduite, limitée ou épanouie et claire ?

Dans cet aspect, faciliter la conscience, c’est apprendre à mieux connaître et comprendre ses manières de fonctionner avec soi, le langage du corps qui est différent du langage de l’esprit. C’est connaître nos différents mondes intérieurs, leurs besoins, leurs expressions, pour mieux savoir y répondre et les orienter vers leur meilleur. C’est développer nos capacités d’attention et de concentration, et par effets rebonds, notre faculté à être présent à ce que l’on vit ici et maintenant.

La conscience en sophrologie représente aussi l’état d’esprit dans lequel on se place pour exister dans sa réalité quotidienne. Avons-nous l’habitude de voir toujours la vie en noir, en gris ou en couleur ? Manquons-nous de courage parfois devant certains évènements de la vie qui nous demanderait de s’affirmer ou au contraire, sommes-nous toujours en train de nous battre face aux autres pensant que c’est la seule manière de nous affirmer dans ce monde ? Nos points de vue, nos croyances, les idées sur lesquelles nous nous appuyons influencent nos attitudes et nos comportements.

Faciliter la conscience, c’est apprendre à repérer les états d’esprit qui sous-tendent nos réactions face à la vie pour les faire évoluer, afin qu’ils favorisent notre épanouissement et pas notre réduction.

La conscience en sophrologie peut aussi être reliée à une force, un flux, une énergie, qui alimente le sens que nous donnons à la vie, aux valeurs qui sont importantes pour nous. Comment sommes-nous capables de mobiliser cette force dans les situations difficiles de la vie pour ne pas se laisser écrouler ? Comment sommes-nous capables de mobiliser cette énergie dans la concrétisation de nos projets, des plus petits aux plus grands ? Comment sommes-nous capables de nous laisser porter par ce flux dynamique en nous-mêmes qui alimentent nos rêves et nos désirs, pour vivre la vie dans le plaisir et la douceur et pas la dépression et la dureté ?

Faciliter la conscience, c’est apprendre à faire de la place pour cette énergie, à développer la force psychique aussi bien que la force physique, qui n’est pas celle reliée à nos muscles, mais celle reliée à la capacité de notre corps de retrouver avec plus de facilité l’équilibre après le déséquilibre, la joie après la tristesse, l’amour après la haine.

En facilitant le développement de la conscience dans tous ses aspects, nous nous donnons alors davantage de possibilité d’être ce que nous avons envie d’être. Nous ouvrons notre cœur à recevoir plus de délicatesse. Nous gagnons dans une lucidité bienveillante et porteuse d’espoir. Nous développons de nouveaux savoir-faire comme l’intuition et la perception, de vraies aides qui peuvent vraiment nous simplifier la vie.

Alors, êtes-vous prêt à faciliter l’épanouissement de votre conscience dans tous ses aspects ?

Aujourd’hui !

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Aujourd’hui est un nouveau jour, celui d’une nouvelle vie. Plus rien ne sera comme avant. Car aujourd’hui, je ressors grandi. Malgré mes bouleversements, malgré mes émerveillements, j’accepte de revenir à qui je suis vraiment. Malgré les turbulences qui m’environnent, malgré les désillusions, malgré les ignominies, aujourd’hui, je ressors grandi. Malgré les tristesses et les joies, malgré les espoirs et les désespoirs, malgré les amours et les pertes, je ressors grandi.

J’avais l’impression d’être si petit aux yeux du monde, mais je m’aperçois que je fais parti de ce monde et qu’il a besoin de moi, tel que je suis. J’avais l’impression que je ne l’impactais en rien, qu’il se fichait de moi, dans mon tout petit coin. Mais je me rends compte que chacune de mes actions influencent l’ensemble de ce monde. J’avais l’impression que ce monde ne m’appartenait pas, presque que je n’en faisais pas totalement parti. Mais je suis en train de découvrir que je suis important dans ce monde, que ce que je fais, ce que je pense, de la manière dont j’agis, lui donne une certaine tournure, une certaine évolution.

Aujourd’hui, je prends conscience que sans moi, le monde serait différent. Aujourd’hui, je prends conscience que j’ai à investir dans ce monde pour en faire quelque chose de meilleur. Aujourd’hui, je prends conscience que de la place où je suis, toutes mes pensées et mes actions le limitent et le détruisent ou le colorent et l’enrichissent.

Comment puis-je contribuer davantage dans mon monde pour en faire un monde meilleur ?

 

Prendre soin de son corps

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Le corps est quelque chose qui devrait être sacré pour nous. C’est lui qui nous porte, qui abrite notre esprit. Sans lui, nous ne pourrions exister pleinement. Nous serions juste un gros cerveau de pensées, d’idées, de fantasmes et d’images. C’est lui qui permet de réaliser ce que notre âme a envie de vivre dans cette vie.

Alors, il est primordial d’en prendre soin !

Voici quatre pistes qui devraient vous aider à servir votre corps plutôt que le mettre de côté…

  • Développez une relation harmonieuse avec votre corps

Nous mettons souvent notre corps de côté, soit parce que nous n’avons pas appris à lui donner de l’importance, soit parce qu’il nous fait mal. Le corps a son propre langage. Il ne parle pas avec des pensées ou des mots.

Il parle avec des sensations : chaud, froid, léger, lourd, faim, soif, tension, détente, …. Il parle avec des émotions qui se manifestent en lui par des mouvements d’énergie qui sont forts et nous poussent à l’agressivité, comme la colère par exemple, ou nous font manquer de peps, comme avec la peur… Il parle par des états intérieurs profonds, des sentiments de frustration, de grand vide ou par des moments de quiétude, de sérénité ou encore d’amour…

Nous avons ainsi à apprendre son langage pour le décoder. A chaque fois que nous vivons quelque chose en nous qui n’est pas agréable, ou au contraire, très agréable, posons-nous cette question : Qu’est en train de nous dire notre corps ? Et restons dans l’accueil honnête des réponses qui vont venir. Au fond, nous saurons toujours le message qu’il est en train de nous faire passer.

  • Vivez de la gratitude pour votre corps

« Je me trouve trop grosse », « Il ne fait pas ce que je lui demande, donc je ne l’aime pas », « Je ne suis pas beau », … Combien de jugement envers notre propre corps portons-nous aujourd’hui ? Que ferait un enfant qui ne se sentirait pas aimé ? Il voudrait attirer l’attention en faisant des bêtises, pour qu’on s’occupe de lui… Que fait un corps quand il ne sent pas aimé ? Il veut attirer l’attention en créant des tensions et des maladies, pour qu’on s’occupe de lui… Le jugement restreint et alourdit sa vie.

La plupart de nos jugements ne viennent pas de nous. Ils viennent de ce que l’on a appris, de ce qui est considéré comme bon ou mauvais par nos parents, par la culture dans laquelle nous vivons, par la société dans laquelle nous agissons… Que se passerait-il si nous commencions à nous regarder autrement, sans jugement, sans apriori, comme si nous nous découvrions pour la première fois, juste en observant notre forme, nos contours, notre dimension ? Simple constat de ce que nous sommes, sans dire ou penser de nous ceci ou cela ?

Tous les jours, nous pourrions remercier ce corps qui nous porte, nous aide à nous réaliser. Nous pourrions stimuler en nous cette gratitude qui viendrait le nourrir dans des espaces que nous ne soupçonnons même pas, même si n’avons jamais appris à faire cela. Il y a toujours un début à tout !

  • Augmentez le plaisir de vivre son corps dans la joie

Combien de fois par jour vous demandez-vous : « Qu’est-ce qui ferait plaisir à mon corps aujourd’hui ? » « Qu’est-ce qui lui ferait du bien ? ». Nous avons besoin de faire des choses qui font vraiment du bien au corps, pas seulement à l’esprit. Le corps aime le mouvement, aime les ballades à l’extérieur, aime les moments de détente et de relaxation. « Qu’est-ce qui ferait du bien à mon corps aujourd’hui ? ». Peut-être une promenade dans le chemin derrière chez moi… Peut-être juste être allongé sur le canapé et profiter de ce livre… Peut-être danser dans la salle à manger sur une musique qui me plaît… Et faites-le ! Votre corps vous remerciera, parce qu’il saura que vous prenez soin de lui. « Qu’est-ce qui rendrait aujourd’hui mon corps en joie ?

  • Touchez votre corps

Les études montrent des retards de croissance lorsqu’un bébé n’est pas suffisamment touché. Le corps a besoin d’être touché. Cela le nourrit. Regardez lorsque vous êtes pris dans les bras d’une manière douce (si vous acceptez cela), comment s’est bon et ça fait du bien, apaise et ressource en même temps ? Cela n’a rien avoir avec un toucher sexuel. Juste un toucher doux, sincère, aimant. Alors, à chaque fois que le pouvez, acceptez de recevoir des « Hugs » (terme anglais pour dire se prendre dans les bras l’un l’autre et juste rester coller ensemble quelques instants, sans rien attendre ni demander d’autre). Acceptez aussi de vous toucher. Prenez-vous vous-même dans les bras et faites-vous un câlin. N’ayez pas peur d’être ridicule. Le ridicule ne tue pas. Au contraire, ce Hug perso, vous fera du bien. C’est une autre manière de dire à votre corps que vous le remerciez pour ce qu’il vous aide à réaliser dans votre vie !

Voilà ! Prenez donc régulièrement des rendez-vous avec votre corps, pour passer de vrais bons moments avec lui… et pratiquez tout aussi régulièrement ces quatre points. Observez également ce qui commence à changer lorsque vous êtes « avec » lui et non « contre » lui, dans votre vie.

A la prochaine fois ! 🙂

Patricia

Une invitation à Être Soi, le 22 novembre 2015 !

Le monde est en perpétuel changement. Et nous le sommes aussi. Comment pouvons-nous contribuer à ce monde, tout en acceptant d’être nous-mêmes ? Avec nos idées créatives, notre présence, nos savoir-être, … Quelle énergie sommes-nous vraiment ? Comment pouvons-nous alléger notre parcours, pour enfin vivre un droit qui nous revient… celui de la joie ? Combien de joie sommes-nous prêts à accueillir en nous pour créer un futur ouvert et merveilleux ? Autant de sujets que nous aborderons pendant cette journée. C’est une invitation lancée à tous celles et ceux qui veulent gagner en énergie de vie.

Des clefs…

  • Ce qu’Être Soi veut dire
  • Conscience, espace et énergie
  • Chacun est un monde et un univers unique
  • Sortir des barrières du jugement
  • Questionner sa réalité
  • Lourd ou léger ?
  • Vérité ou mensonge ?
  • Une question de point de vue

Date : Dimanche 22 novembre, de 10h à 18h

Lieu : Montereau F/Yonne – 77

Tarif : 160 euros par participant

Pour vous inscrire, nous envoyer par Internet ce formulaire rempli et par courrier, un chèque d’acompte de 30% du montant de la journée à l’ordre de Patricia Penot, en vérifiant que vos coordonnées correspondent à celle de formulaire. Merci ! 🙂

Poème : Par un matin d’hiver

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« Par un matin d’hiver,
Mes pas laissant une trace sur la neige,
Puis s’effaçant aux pas suivants,
Je pris alors conscience de cette impermanence,
Qui sous-tend nos actions et nos espérances.
Un pas après l autre, j’avance sur mon chemin,
Le pas d’avant faisant place au pas d’après.
Qui suis-je au fond dans cette impermanence ?
Une étoile en recherche de sa brillance ?
Un amour en recherche de son existence ?
Une joie en recherche de son expression ?
Un pas après l autre sur mon chemin,
Conservant l’espérance de mes actions et de mes sentiments,
J’avance soutenu par  ma permanence. »
Patricia Penot