Le Don des Mots – 11e édition

Cette année, j’ai participé à la nouvelle édition « Le Don des Mots » et le livre vient de sortir.
 
Il s’agit pour des auteurs bénévoles, d’écrire un texte à partir d’un thème d’écriture qui nous est donné, « La suite » pour 2018, et de faire preuve de créativité.
 
« Quatre vingt-six textes, drôles, émouvants, léger, ou pas, pétillants, … chacun est un univers particulier et la rencontre avec ses univers est une véritable évasion. »
Ce manuscrit est préfacé cette année par Mimi Mathy, comédienne, qui participe ainsi à cette belle aventure solidaire.
Le livre est vendu au prix de 8 euros.
Les fonds sont reversés pour le Téléthon afin d’investir davantage pour la recherche médicale.
Vous pouvez trouver le livre lors de manifestations avec lecture publique de textes choisis dans « La Suite ».
– Le 4 octobre à 20h à Bréviandes
– Le 18 octobre à 20h au Centre de gestion de Troyes
– Le 21 octobre à la Festivalivre de St Valérien sur Yonne
– Le 18 novembre à 15 à la Maison de l’Outil à Troyes
– Le salon du livre de Troyes, du 11 au 14 octobre
Ou directement à l’association « Le Don des Mots » : 80 av. du Maréchal Leclerc, 10450, Bréviandes
Ou à la librairie « La Petite Marchande de Prose », 55 av. Gallieni, 10300, Ste Savine. Tél : 03 25 75 59 21

Admettre l’idée que les choses changent !

Le changement… vaste programme !

Tout le monde le réclame, et pourtant, lorsqu’il est sur le point d’arriver, il fait peur. Il faut s’habituer à de nouveaux repères, découvrir de nouveaux espaces dans lesquels exister, comme lorsque l’on va dans un pays qu’on ne connaît pas. Et les systèmes de blocage et de ralentissement commencent à se mettre en place.

Einstein nous disait déjà, il y a quelques années : « Le monde que nous avons créé est un produit de notre pensée, nous ne pouvons pas le changer sans changer notre façon de penser. »

Le changement fait partie de l’acte de créer sa vie.

Le changement commence, lorsqu’un jour, on en a marre de la vie qu’on vie. Trop petite, trop restreinte, trop « pareil ». On « tombe malade ». Ou on rencontre quelqu’un avec des idées plus innovantes que soi et cela nous ouvre à une nouvelle manière de voir les choses. Ou alors, on décide de faire quelque chose de différent dont on ne peut même pas imaginer les effets qui vont en résulter.

La graine de nouveauté est ainsi semée dans son esprit. Car on avait oublié que nous sommes des créateurs. Tellement encombré par les soucis, les problèmes à régler, le quotidien à gérer, qu’on a oublié, vraiment oublié, qu’au fond de nous, nous sommes des êtres porteurs de légèreté, de joie, d’idées nouvelles, d’infinies possibilités, …

La graine pousse, même en terrain aride. Elle ne sait faire que cela. Peut-être n’a-t-on plus envie de la voir. Mais si on la reconnaît, on peut lui donner les meilleures opportunités pour qu’elle croisse et qu’elle grandisse, dans le secret de son âme. Un nouveau projet est en train de naître !

A ce stade, surtout ne pas en parler à d’autres. Car avec leurs peurs et leurs restrictions, la jeune pousse aura vite fait de se flétrir. On la garde dans le secret de son cœur.

Vient ensuite le stade de la belle plante. Les racines sont solides. On s’aperçoit que finalement, ce n’est pas une plante, mais un arbre fruitier. Pourquoi pas ! Déjà, des peurs pourraient surgir parce que le projet semble énorme. Il risque de tout bousculer dans sa vie. Est-on vraiment prêt ? Dans quel état d’esprit peut-on s’installer pour que cet arbre puisse continuer à se développer et non à s’éteindre ?

Imaginons que ce projet nous tienne vraiment à cœur. Alors, nous allons l’arroser avec notre amour, avec la joie qu’il nous procure lorsqu’on y pense. Nous allons le ressentir en nous comme s’il était déjà là.

Il y aura probablement des démarches à faire. Mais, même pas peur ! Tout est une question d’organisation. De la pensée à l’action, le changement, c’est aussi cela.

Et l’Univers répond à notre création. Par des synchronicités. Nous voyons un film qui nous donne un tuyau auquel on n’avait pas pensé. Nous rencontrons une personne qui renforce notre confiance dans ce projet. Nous lisons un nom de rue qui nous fait sourire, tellement c’est en relation avec ce que nous sommes en train de créer.

Le changement se poursuit…

Parfois, des doutes assaillent l’esprit. On peut les regarder comme des schémas à défaire, qui encombrent sa liberté d’être. Faire ce qu’il est nécessaire pour gagner en confiance. Et lorsqu’on revient en soi, on sait que l’énergie est là pour aller jusqu’au bout. Au bout de quoi ? Impossible à dire. Pourtant, il y a comme une force de motivation intérieure qui prend de plus en plus de place, nous permettant de savoir que c’est vraiment ce qu’on veut vivre.

Nous commençons alors à admettre que les choses peuvent vraiment changer. Notre désir est là, plus grand que tout. Bien sûr, nous co-existons avec d’autres. Mais, nous n’avons plus envie de nous laisser prendre dans les pensées des autres, qui eux, d’ailleurs, ne réalisent finalement pas grand chose dans leur vie. Mais ça leur appartient. Sans jugement, nous laissons être ce monde qui nous entoure. Et nous continuons à mettre en place notre changement.

Vient enfin le grand jour. Le jour J ! Celui pour lequel nous avons œuvré. Celui de la concrétisation réelle. Est-ce que cela va être facile ? Non, pas forcément. Car de l’acte de créer à l’acte de réaliser, c’est parfois un grand saut. Mais…. avons-nous conscience que cela peut changer toute notre vie ? Pour son « meilleur ».

A nouveau, les petites ou grosses voix reviennent. Est-ce que je ne fais pas une « connerie » ? Est-ce que c’est vraiment ce que je veux vivre ? Alors, à ce stade, il s’agit de se faire confiance. Faire confiance à ce sentiment intérieur qui est là depuis le début, et qui nous réaffirme sans cesse la nécessité de changer quelque chose dans sa vie pour vraiment être heureux.

Oui, bien sûr, on pourrait choisir d’être heureux même dans les pires conditions de vie. Mais, est-ce vraiment cela que l’on veut vivre ?

Je me dis souvent que je n’ai qu’une seule existence dans cette identité. Alors, comment ai-je envie d’exister et de vivre cette vie ? Comment ai-je envie de la mener ? Est-ce que ce que je vis aujourd’hui marche pour moi ? Ou pas ?

Je sais que je donne le sens du chemin que j’ai envie de parcourir, et que le chemin me porte aussi vers de nouvelles possibilités. C’est un partenariat entre le vie et moi, dans lequel je m’engage à 100%. Je sais que j’y contribue à part entière. J’ai envie qu’il soit le plus magique et merveilleux possible. Je sais aussi que la vie contribue de manière exponentielle à mon existence, si je sais aussi être dans le laisser-être avec elle;

Enfin, lorsque le pas est fait, et que la nouvelle réalité prend place, vient ce qui est grandiose. Apprécier, goûter pleinement, les fruits de sa création. Apprécier le sentiment de satisfaction en soi, en profiter… jusqu’à la nouvelle création et les nouveaux changements.

Mon expérience me montre que tout part de l’état d’esprit dans lequel on s’installe !  Alors, je vous propose de débuter par « Admettre l’idée que les choses sont faites pour changer. »

Bonne pratique et à bientôt.

Patricia