Moi, en colère ? Jamais….

Est-ce un phénomène courant de penser que lorsque l’on est dans un développement personnel ou une croissance spirituelle, on doit être toujours « bon » ? Il semblerait que OUI. La colère ne semble plus avoir sa place par peur de faire du mal à l’autre. Vous me direz que c’est plutôt bon. Y en a qui ne se gêne pas pour cela. Et c’est là une grande différence quand on commence à s’occuper de soi, on n’a plus envie de blesser l’autre.

Pour autant, il y a quand même beaucoup de choses qui énervent dans ce monde ? Non ?

Des gens qui vous parlent mal, ne font attention ni aux mots, ni à la tonalité utilisée, ne se rendant même plus compte que votre sensibilité, elle, devient plus émotive. C’est parfois à dix mille lieux de leur conception. Et si jamais, vous leur dites que vous avez été blessé-e, ils pourraient même vous traiter de « mauviette ». Du jugement, encore du jugement !

Des gens qui ne sont pas présents vraiment lorsqu’ils sont avec vous, ou au contraire, trop présents, finalement, voulant à tout prix imposer leur opinion, en pensant que c’est la seule valable. Mais depuis quand veut-on imposer absolument ses points de vue. C’était comme ça à la préhistoire ? La loi du plus fort ? Je n’en suis pas sûre ! Quand aux premiers, on pourrait être en train de discuter avec quelqu’un et celui-ci vaque à ses occupations, écoutant d’une seule oreille, faisant de petits signes de la tête pour acquiescer sans vraiment savoir ce qui est dit, sans vraiment être dans la relation. Bizarre, non ?

Des gens qui ne cherchent pas non plus à comprendre ce que vous êtes en train de leur expliquer du fonctionnement de votre monde, en pensant qu’il n’y a qu’un seul monde, le leur. Et c’est là où le bas blesse… Il n’y a pas qu’un seul monde, qu’une seule réalité ! C’est comme sur la peinture d’un paysage. Si je suis une parcelle de terre, j’aurais du mal à comprendre ce que peut vivre la parcelle qui se trouve dans le ciel. Et pourtant, tout cohabite, tout coexiste. Si je veux essayer de connaître le monde de l’autre, j’aurais à être curieux-se de ce qu’il s’y passe. Mais j’aimerais bien aussi que l’autre soit curieux-se de mon monde. Pas seulement en sens unique ! Étrange, non ?

Bref, il y a toujours vraiment beaucoup de raisons d’être énervé-e dans ces mondes d’aujourd’hui. Et ce n’est pas du jugement que de reconnaître ces réalités en tant que « vrai » de ce qui se passe. Alors, la colère suscitée par ces « affreuses choses », en réalité, est normale. Elle nous dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Elle nous dit que certaines de nos valeurs sont bafouées, ou encore, que l’autre est égocentré. Juste qu’on est pas obligé de « péter » à sa tête.

Prendre un peu de recul, se recentrer, afin de pouvoir prendre conscience de ce qui est touché en nous. Transformer la colère en énergie d’action, afin de protéger et défendre ses valeurs, dans une affirmation sereine de celles-ci, et non dans une violence.

Juste se rappeler que tout n’est pas acceptable, même si l’on est capable de voir le « bon » en l’autre, au-delà de ses attitudes stupides. Nous sommes les seuls défenseurs de notre monde !

Au plaisir de vous aider ! 🙂

Patricia

 

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