15e Forum de Sophrologie Plurielle, du 9 au 11 septembre

Le 15e forum annuel de Sophrologie Plurielle offre aux sophrologues et aux professionnels de la relation d’aide une occasion unique d’élargir leur pratique, de découvrir diverses façons de concevoir et de diriger les relaxations dynamiques et de s’initier à d’autres approches psycho-corporelles.
Les animateurs sont médecins, psychologues, psychothérapeutes, enseignants, artistes, offrant un rassemblement d’expériences et de compétences aussi riche qu’inédit. Sur ces trois jours, pas moins de dix ateliers et méditations peuvent être suivis, sur 18 possibilités de choix.
Sophrologie Plurielle s’adresse à ceux qui cherchent à dynamiser leur vie, ainsi qu’aux professionnels de santé et aux praticiens en sophrologie, en quête de ses multiples possibles.

J’aurai la joie d’animer 2 cours de sophrologie sur le thème de « Sophrologie, énergie et sons du cycle radical ».

Pour en savoir plus, c’est ICI

Les obligations utiles ou le sens des responsabilités

Prison Shackle isolated II

Certains se donnent énormément d’obligations dans leur vie, voir même trop. D’autres ne s’en donnent pas ou peu. Certains se délestent même de leurs obligations pour les faire porter par autrui.

Est-ce normal qu’un père qui travaille à son compte se voit affubler de la sortie du week-end de ses enfants alors que la mère est en repos ? Est-ce normal qu’un responsable se déleste de son devoir d’étudier une plainte pour laisser un de ses subordonnés faire le boulot à sa place ? Est-ce normal d’accepter de faire plus que ce qui devrait être fait dans n’importe quelle situation ?

Certaines obligations que l’on se donne ou que l’on nous donne, nous empêche d’être et d’évoluer vers notre liberté intérieure. Certaines obligations nous restreignent à tel point que nous nous oublions dans cette situation… tout cela dans la grande illusion de préserver un équilibre déjà fragile et précaire.

Quelles possibilités se donnent-on de faire évoluer les points de vue qui alimentent ces obligations ?

Dans toute chose, il devrait y avoir une participation équitable de chacun. Et peut-être parfois est-il intéressant de se poser avec soi, de sortir un peu le nez du guidon, pour faire le point, de manière à voir tous les tenants et les aboutissants de la situation. Parce que parfois, nous ne voyons qu’un seul aspect dans l’exercice de cette obligation, en sachant que pour le faire, nous avons du mettre de côté des parties de nous-même au profit de l’autre, trouvant que c’est « normal » de fonctionner de cette manière.

Prendre de la distance pendant un instant permettrait de regarder comment chacun s’investit dans la situation vécue, car une obligation devrait toujours tenir compte de toutes les parties concernées. Devenir conscient de ce qui se joue dans la situation et comprendre ce qui fait qu’on tient tant à se maintenir dans cette obligation, va permettre de pouvoir agir dessus. Souvent, on y retrouve des peurs, peur de perdre, peur d’être jugé « mauvais », ou encore le besoin de faire plaisir à l’autre en s’oubliant soi-même.

Prendre du recul, c’est une manière de voir la situation autrement, pour mieux discerner la zone dans laquelle l’obligation se place, autrement dit, l’espace dans lequel mon sens de la responsabilité doit agir, et l’espace dans lequel c’est le sens de la responsabilité de l’autre qui devrait prendre le relais.

En regardant la situation du point de vue de la valeur de la responsabilité, cela entraînerait une redéfinition des espaces dans lesquels chacun pourra agir, allégeant le stress conséquent à l’exercice de trop grandes responsabilités ou pas assez.

  • Suis-je dans la responsabilité de prendre totalement en charge l’autre et d’assumer ses actions à sa place ?
  • Suis-je dans la responsabilité de pourvoir à tous les besoins de l’autre, sous prétexte que nous sommes mari et femme, amis, frères et sœurs ?
  • Suis-je dans la responsabilité de sacrifier ma vie pour permettre à mes enfants de grandir ?

En répondant « oui » à l’une ou l’autre de ces questions, c’est déjà une réduction de soi qui œuvre, générant dans le temps de la frustration, de la fatigue, voir de la dépression.

Pour ouvrir de nouvelles possibilités, il serait bon de se questionner autrement, sans forcément vouloir obtenir des réponses immédiates :

  • Comment puis-je assumer mes responsabilités, tout en permettant à l’autre d’assumer les siennes ?
  • Comment puis-je faire évoluer mes points de vue sur les domaines où je pense que mon sens des responsabilités doit s’exercer ?
  • Comment puis-je me débarrasser du point de vue des autres sur ce que mes responsabilités devraient être ?

En laissant l’ouverture d’esprit se faire, cela laisse la possibilité de se défaire progressivement des influences réductrices, qu’elles soient la conséquence de forme d’éducations, de culture ou de religion. Alors, pourra se mettre en place une vraie valeur de la responsabilité, s’appuyant sur celles de la liberté et de la dignité humaine, respectueuse de chacun. Une responsabilité dans laquelle on pourra se sentir quelqu’un de valable, parce que l’on se sentira aimé et respecté pour ce que l’on est, et non minimisé ou réduit sous la dépendance d’autrui.

 

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