Quand la peur empêche d’être !

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La peur ! Qui n’a pas eu affaire à elle dans sa vie ? L’impression de perdre ses moyens, de fondre comme neige au soleil, de se bloquer dans ce que l’on a dire ou à faire…

La peur est un de nos plus grands « démons » intérieur, et si on la laisse prendre de l’ampleur en soi, elle ne peut que nous conduire à l’inaction, au doute, à la panique, à la procrastination. On entend souvent dire que nos émotions sont là pour nous aider. Bien sûr ! Lorsque nous nous retrouvons devant un véritable danger, au bord d’une falaise par exemple, ou face à un lion, ce qui est très fréquent dans une vie quotidienne :)… la peur peut nous éviter le pire. Mais qu’en est-il de toutes ses peurs qui sont reliées à notre pensée, à notre imagination… ces peurs qui sont la conséquence des histoires que nous créons dans notre tête, dans notre esprit, même si elles sont en relation avec des situations réelles ? Un rendez-vous avec le chef de service, une première rencontre, une négociation d’un prêt à la banque….

Emotion archaïque parce qu’elle fait partie de notre instinct de survie, la peur est liée à la perception d’un danger, réel ou irréel (souvenir d’une situation dangereuse, prévision d’un danger, imagination,…). Elle est là pour nous faire réagir et maintenir notre « survie » grâce à toute une suite de réactions biochimiques dans le corps qui prédisposent à la fuite ou à l’agression. La peur est une émotion fréquente chez l’enfant. A partir de situations concrètes, l’enfant se sent vulnérable. La peur est souvent reliée dans l’enfance à des angoisses archétypales comme celle de l’anéantissement en relation avec la pulsion de mort, celle de la persécution, ou encore celle de l’abandon, quant elle n’est pas en relation avec un danger réel, pour lequel la peur devient alors l’indicateur d’une action à poser, en incitant à se défendre.

La peur est une émotion qui se voit. Selon Charles Darwin, « la peur est souvent précédée de l’étonnement, dont elle est proche, car les deux mènent à une excitation des sens de la vue et de l’ouïe. Dans les deux cas les yeux et la bouche sont grand ouverts. L’homme effrayé commence par se figer comme une statue, immobile et sans respirer, ou s’accroupit comme instinctivement pour échapper au regard d’autrui. Le cœur bat violemment, et palpite ou bat contre les côtes… La peau est très affectée par une grande peur, nous le voyons dans la façon formidable dont elle sécrète immédiatement de la transpiration… Les poils sur la peau se dressent; et les muscles superficiels frissonnent. Du fait du changement de rythme cardiaque, la respiration est accélérée. Les glandes salivaires agissent de façon imparfaite ; la bouche devient sèche, est souvent ouverte et fermée. »

 

Peur externe liée à une menace réelle ou peur interne liée à un sentiment de manque de confiance en soi ou une sous-estimation de ses propres capacités à gérer les situations rencontrées, elle peut se décliner en différentes colorations, de l’inquiétude, la crainte, l’anxiété, à l’horreur, la panique, la paranoïa, la phobie, si les réactions cognitives et comportementales à la peur ne sont pas adaptées. La peur est souvent accompagnée de méfiance, survenant lorsque quelque chose ou quelqu’un est inconnu ou remis en question. Elle signifie au fond que nous nous sommes « désalignés » de notre centrage, de ce que nous sommes en tant qu’être vivant, stable et confiant. Plus que tout, la peur peut nous emporter dans une forme de délire où nous pouvons nous perdre, si nous n’arrivons pas à en sortir, perdre ce en quoi nous croyons, perdre toute l’expérience que nous avons acquise au fur et à mesure des évènements rencontrés dans notre vie, perdre l’essentiel de notre pensée et de notre amour.

 

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Quelques petits trucs pour se « réaligner » avec Soi, pour se retrouver Soi :

– S’installer dans une position assise confortable, le dos droit, les pieds bien placés sur le sol, en essayant de bien sentir le contact de la voûte plantaire sur ce sol.

– Placer son attention sur sa respiration, en essayant de faire en sorte qu’elle soit bien libre, le mouvement fluide, de l’abdomen jusqu’en haut des épaules, pendant au moins 30s à 1mn.

– Imaginer qu’une colonne de force et d’amour ou encore de confiance et de sécurité, traverse tout le corps, des pieds jusqu’à la tête. Bien se concentrer sur cette colonne intérieure. Si des sensations de peur veulent prendre le devant de la scène intérieure, essayer de ne pas s’accrocher dessus et revenir à la sensation de cette colonne centrale.

– Puis se masser de façon circulaire les points suivants sur le corps, avec cette phrase dite mentalement pour chaque point auto stimulé : « même si j’ai très peur, même si cette situation me fait peur, même si j’ai l’impression de perdre tous mes moyens, je m’accepte malgré cette situation, et je choisis de reprendre mes forces, je choisis de me recentrer avec moi-même, je choisis de me faire confiance ». Se masser le début des sourcils proche du haut du nez, les tempes, le dessous des yeux sur l’os des orbites, le dessus de la lèvre, le creux du menton, le début des clavicules, le dessous des seins, sur le côté du thorax sous le bras (ce qui correspond chez les femmes à la hauteur du bandeau de soutien-gorge, pour les hommes, il faut juste imaginer !). Refaire la séquence plusieurs fois de suite jusqu’à ressentir un apaisement intérieur.

– Puis prendre le temps à nouveau de se recentrer et de se concentrer à nouveau sur le mouvement de la respiration pendant quelques instants.

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