Pour ou contre l’apaisement émotionnel ?

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« Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l’apathie en mouvements. » Carl Jung

Les émotions, grande mer de la vie ! C’est peut-être ce qui caractérise le plus un être humain. Oui bien sûr, certains diront que la sphère mentale et psychologique est importante car si je n’ai pas d’idée sur ce que je veux faire ou entreprendre, je pourrais faire du sur-place toute ma vie. Malgré tout, si ma sphère émotionnelle ressemble à un grand lac soumis à un orage violent ou même à une tempête cyclonique , même avec les meilleures idées du monde, j’aurais du mal à faire avancer mon véhicule physique !

Certains diront que les émotions tumultueuses sont nécessaires à la vie. D’autres penseront qu’il vaut mieux être dans une vraie tranquillité intérieure. Pour d’autres encore, ce sera le chemin du juste milieu. A savoir quand laisser le flot tumultueux déborder comme une passion, à savoir quand s’intérioriser et favoriser le centrage et la neutralité.

Ces émotions qui nous ballotent et nous remuent… Quand ce n’est pas la colère contre quelqu’un ou quelque chose et la culpabilité qui vient après avoir osé exprimé cette colère souvent de manière douloureuse pour l’autre, c’est la peur de dire ou de faire. Quant à la rancune, un plat qui se mange froid pour certains, congelés pour d’autres, ne fait rien que de traîner en soi une colère rentrée qui n’a pu s’exprimer ouvertement par peur de ne plus être aimé ou reconnu comme quelqu’un de gentil. Il y en a aussi qui n’hésite pas à balancer des « vérités » à autrui, en pensant que cela peut les aider. Plus que des vérités, ce sont de véritables jugement de valeurs qui ne peuvent que toucher l’autre et le blesser parfois en profondeur, alors que l’être est plutôt dans sa fragilité. Pas étonnant alors que l’adage « œil pour œil, dent pour dent » se manifeste si souvent en réaction au premier coup d’épée, par un autre coup d’épée fait pour blesser. La confusion est parfois grande entre jugement de valeurs (c’est bien ou c’est mal) et jugement d’opinion (j’aime ou je n’aime pas).

En réalité, nous sommes de vrais sauvages des émotions, réagissant plus souvent de manière instinctive ou instinctuelle, qu’en véritable artiste sachant utiliser cette palette aux multiples couleurs. Nous n’avons jamais vraiment appris à apprivoiser nos émotions. Bien sûr, intellectuellement, nous pouvons comprendre ce qui nous bouge intérieurement. Une parole blessante nous met en colère… Un coucher de soleil peut nous amener à vivre de la sérénité…. Un ton autoritaire peut nous générer de la peur…. Une parole douce nous calme…. Un regard méchant nous fait vivre de la tristesse…. Un regard amoureux et tendre peut nous faire vibrer d’amour… Ce qui est plus compliqué lorsque les émotions que nous vivons mettent en avant nos instincts les plus bas plutôt que nos aspirations les plus hautes, c’est de pouvoir agir dessus. Nous ne pouvons que constater que comprendre une émotion ne suffit pas à la calmer, même si cela permet de prendre un peu de recul avec elle !

A partir du moment où nous choisissons d’apaiser notre émotionnel, nous devons le faire à partir du corps, parce que c’est ici que tout ce passe. L’émotion ne se vit pas dans la tête. Elle se vit dans nos cellules. C’est notre corps qui réagit par des tensions, des crispations, des nœuds au plexus, des spasmes à l’abdomen…. Ce n’est pas parce que je veux ou que je pense que l’émotion se calme qu’elle va le faire. Au mieux, elle peut être réprimée, c’est-à-dire mise de côté volontairement, ou refoulée, c’est-à-dire mise de côté involontairement, inconsciemment. C’est pourquoi nous avons intérêt à trouver des méthodes qui vont nous permettre d’apprendre un savoir-faire à partir du corps… Je pense tout naturellement à la sophrologie par exemple, ou à l’EFT – Emotional Freedom Techniques (Techniques pour une Liberté Emotionnelle), méthodes qui peuvent nous permettre de commencer à apprivoiser ce flot bouillonnant dont le réceptacle est le corps. Parce qu’au-delà de l’histoire de nos émotions et de nos pensées, il y a l’être. Et pouvoir toucher et exprimer cet être naturel au cœur de nous-mêmes, qui est toujours calme, posé, centré, joyeux, vivant, comme on pourrait l’être au cœur d’une tornade, cela ne peut se faire que si nous acceptons de sortir de nos souffrances et de nos douleurs émotionnelles. Comme je dis toujours, de la douleur à la douceur, il n’y a qu’une lettre à changer !

« Nous serions comme des sculpteurs qui se préparent à sculpter. Ils enlèvent chaque obstacle à la vision pure de l’image cachée, et simplement par cet acte de nettoyage, ils montrent la beauté qui est cachée. » Pseudo -Dionysos

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