La spiritualité, un voyage avec soi-même !

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« Pour moi, le voyage spirituel consiste à revenir au commencement de nous-mêmes, c’est-à-dire à l’expérience de l’Être. » Richard Moss

Souvent, lorsque l’on parle de spiritualité, on imagine le sage en haut de sa montagne qui invoque un dieu de sa croyance, ou encore, le moine au fond de son monastère qui invoque le dieu de sa croyance. La spiritualité a souvent été reliée aux dogmatismes religieux. Mais aujourd’hui, de plus en plus de personnes recherchent une spiritualité laïque ou encore, une laïcité spirituelle. Au-delà de la routine quotidienne, de tout ce qui concerne les nécessités de la vie courante et de ses habitudes, un appel peut se faire ressentir à l’intérieur de soi. Quelque chose qui dépasse l’endormissement de la conscience qui ne s’interroge pas. Quelque chose qui constitue une percée imprévue du Soi. Une expérience d’éveil à soi qui n’a pas été contrôlée mais qui survient souvent de manière spontanée, suite à un choc, à une recherche, à une maladie ou encore à un lâcher-prise complet sur sa vie. Cette expérience relie alors l’être à son propre émerveillement, à sa joie la plus profonde, à l’amour de ce qu’il est, provoquant d’irrémédiables changements dans sa manière d’approcher et de vivre sa vie.

Être sage nous disent les Sages, c’est savoir se re-cueillir en soi, afin de boire à la source d’où tout est issu et être capable de faire union avec ce soi qui transcende les limitations de l’ego. Être sage passe donc par une intériorité dont on ne peut faire l’écueil, car c’est cette intériorité qui permet de toucher notre estime de nous-mêmes, et au-delà de cette estime, l’unité et l’harmonie du Soi, alors que la vie nous pousse plutôt à être à l’extérieur de nous-mêmes. Tout nous pousse à nous occuper des autres, des activités professionnelles, des tâches ménagères, des activités sociales, à un rythme de plus en plus infernal, par peur de manquer, peur de ne plus être aimé, ou encore peur d’être abandonné. Alors que nous apprenons à nous accueillir et à nous recueillir en nous-mêmes, nous permettons à nos peurs de se transformer, à nos contradictions de s’effacer, et à nos sentiments d’harmonie de prendre place dans notre réalité intérieure. Plus nous touchons cette harmonie au-delà de l’histoire de nos pensées et de nos émotions, plus nous pouvons être inspirés par le « rêve de notre âme », cette passion profonde qui nous fait œuvrer pour le bien de tous.

Ce « travail » d’intériorisation qui n’est malheureusement pas aujourd’hui rémunéré, mais qui le devrait à mon sens 🙂 nous permet alors d’être dans notre autonomie, non pas une autonomie égoïste, mais une autonomie d’interrelation dans laquelle chacun se sent respecté parce qu’il l’est profondément.  Alors commence la véritable vie, celle qui cultive l’intimité dans les relations, la possibilité d’exprimer sa vulnérabilité sans se sentir jugé, d’exprimer sa vérité sans se sentir rejeté, d’exprimer sa générosité sans se sentir abusé.

« Commencer par soi, mais non finir par soi ; se prendre pour le point de départ, mais non pour le but ; se connaître, mais non se préoccuper de soi-même. » Martin Buber

 

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