Vous avez dit « Âme » ?

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L’âme, l’esprit, le noos, le pneuma, le « souffle », le bâ, autant de noms employés selon les cultures et les civilisations pour évoquer un principe immatériel de vie.

C’est environ au VIe siècle avant J.C. que se développe la théorie de l’âme, en tant que fondement de beaucoup de religions. Du point de vue religieux, l’âme d’origine divine, représente la part immatérielle, non visible de l’être humain, à laquelle on se connecte à chaque fois que nous faisons l’expérience de la beauté, de l’amour, de la joie. Les philosophes grecs, comme Socrate, se sont aussi penchés sur ce concept. Pour la plupart d’entre eux, cet aspect de nous-même, inconscient, représente la partie la plus grande de soi. Elle mérite d’être cultivée si nous voulons être heureux.

Cette âme est en relation avec le Dharma, l’Absolu, le Tao, Dieu, le divin, en fonction des références philosophiques ou religieuses, selon si on la considère comme un principe transcendant ou immanent. Dans l’Antiquité, les philosophes ont trouvé une formulation pour définir la présence de cette force mystérieuse présente dans l’univers qui maintient l’ordre du monde. Ils ont parlé de « l’âme du monde ». Pour les non croyants, c’est une énergie spirituelle qui permet de maintenir une harmonie dans la nature. Pour les croyants, c’est la présence d’une intelligence qui organise le monde.

Aujourd’hui, le terme « âme » a pris une autre consistance, en relation avec notre personnalité et son expression personnelle. Nous pouvons entendre dire de quelqu’un que c’est « une belle âme », ce qui sous-entend que cette personne exprime une profondeur, de l’amour, de la bienveillance dans son existence. Nous pouvons aussi relier « l’âme » aux principes qui nous guident en tant qu’humains, sous-tendant nos qualités et nos valeurs, notre moralité et notre conscience, lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il fait, par exemple, son choix en âme et conscience. En sophrologie, l’âme est aussi reliée à ce qui nous motive à la vie, ce qui nous fait vibrer. En musique, l’âme d’un violon est la toute petite pièce en bois qui permet au son de résonner. Sans cette pièce, le son ne sort pas. L’âme est ce qui nous mène et nous transporte.

L’âme a son jardin et nous choisissons ce que nous voulons y faire pousser dedans… La beauté, l’amour, la joie, la splendeur, la magie, l’émerveillement….

« Cultivez l’émerveillement. Ne cessez jamais d’admirer la beauté, l’harmonie et la bonté du monde. Ne cessez jamais, tels d’éternels enfants curieux de tout, de vous interroger. L’étonnement est le début de la sagesse, disait un ancien maître de la sagesse, car il nous conduit à nous interroger et à découvrir l’invisible derrière les choses visibles. Il nous mène à la vérité. Il nous transporte jusqu’à l’Âme du monde. Fuyez au contraire l’indifférence à vous-mêmes, aux autres et au monde. Fuyez l’insensibilité, ne soyez jamais blasés, satisfaits ou repus. Car alors votre esprit s’endormira. Il se satisfera de quelques certitudes et ne saura plus questionner le monde. Il sera telle une vieille souche sans sève et votre vie sera sans saveur, sans intelligence et sans joie. » Frédéric Lenoir, L’Âme du monde, p. 127

Patricia Penot a été remerciée par Frédéric Lenoir pour sa la lecture attentive du livre « L’Âme du monde » et ses commentaires judicieux pour l’auteur.

http://books.google.fr/books?id=sMJp6TkK_r8C&pg=PT74&lpg=PT74&dq=patricia+penot+remerciements+fr%C3%A9d%C3%A9ric+lenoir&source=bl&ots=XKQd3q_dvI&sig=L1iDqqtNQotqmL-g6tbfwOi0kH8&hl=fr&sa=X&ei=TTwKUdy7BsaY1AWtgoHQBQ&ved=0CFQQ6AEwBQ

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