Relier le corps à l’esprit

Parce qu’en tant qu’être humain, nous sommes composés d’un corps et d’un esprit, apprendre à vivre et à ressentir ce corps physique dans lequel notre esprit navigue et à vraiment décider d’en prendre soin est une des maisons à visiter sur le chemin de la connaissance de soi.

J’ai vraiment commencé à considérer ce corps comme faisant partie de moi lorsque j’ai débuté des cours pour devenir sophrologue. J’avais bien essayé d’acheter des livres sur le sujet, pour apprendre à me détendre, à me relaxer, mais étant un petit peu « fainéante » sur les bords, j’avais démarré les exercices prescrits dans les livres et tout aussi vite arrêté. En suivant cette formation, je savais que je pourrais en profiter pour moi-même, au même titre que je pourrais en faire une activité professionnelle secondaire, si je le souhaitais.

Et à partir de là, je me suis reconnue ! En tant que corps, avec la nécessité d’en prendre soin. Sentir lorsque ce corps est fatigué ou détendu, repérer lorsqu’il est nécessaire de se reposer ou les moments pendant lesquels il est possible d’effectuer de grandes activités, ressentir ses états intérieurs présents à chaque instant et développer cette capacité de vivre des états intérieurs agréables, positifs et ressourçant… c’est ce que j’ai appris à faire ! Je me suis aussi reconnue comme esprit, avec la nécessité de développer une harmonie entre ces deux dimensions de moi-même, pour le plus grand bénéfice de mon être tout entier…

Relier le corps à l’esprit.

Nous avons dans nos cultures occidentales, beaucoup accordé d’importance au mental, en développant nos capacités de rationalisation et de compréhension intellectuelle, que l’on pourrait imager par l’homme qui compte les arbres dans la forêt. Alors que dans les cultures orientales, les facultés intuitives, imaginatives, contemplatives ont été privilégiées, imagées par l’homme qui contemple la forêt. L’idée qui m’a toujours menée était de pouvoir relier les deux, pour être aussi bien dans une compréhension intellectuelle des choses qu’une compréhension intuitive et perceptive des choses. Alors l’homme devient heureux parce qu’il voit les arbres aussi bien que la forêt !

Je ne suis pas tombée dans la marmite de la perception et de l’intuition quand j’étais petite. Je dirais même que ma faculté de compréhension rationnelle, comprendre tout, tout le temps, par la logique des choses, était devenue ma spécialité. Mais à partir du moment où j’ai aussi compris que j’avais deux lobes à mon cerveau (eurêka !), et qu’ils étaient bien présents pour quelque chose, qu’ils pouvaient m’être utile finalement, c’est à partir de là que j’ai décidé de m’intéresser à ces facultés produites par mon autre lobe cérébral, celles de l’intuition et de la perception, qui naturellement allait aussi passer par la connaissance et l‘expression de mon affectivité.

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